Ce processus vise à amener progressivement le coaché
en position de jouer sa partie au meilleur de lui-même,
dans une relation pertinente à son environnement.
A
qui s'adresse le coaching ?
A toute personne qui, se sentant en responsabilité
de sa propre évolution, souhaite se donner les moyens
d'exprimer au mieux son potentiel, en accord avec ses motivations
profondes, dans le contexte personnel et professionnel qui
est le sien.
Il peut s'agir, à des moments très différents
de leur parcours, d'individus engagés dans des domaines
d'activités aussi divers que :
1-l'entreprise et le monde économique
en général
2-la fonction publique
3-les professions libérales
4-le sport amateur ou professionnel
5-la création artistique et les
activités culturelles
6-l'exercice de responsabilités
politiques et sociales
De fait, le recours au coaching est moins lié à
un type d'activité qu'à la démarche
d'un individu qui, à un moment-clé de son
parcours, fait le pari d'investir activement dans son développement,
aussi bien personnel que professionnel.
A
quel moment fait-on appel au coaching ?
Le recours au coaching s'articule en général
autour d'un enjeu de développement :
1-le souhait d'être accompagné
de manière structurante dans une période-clé
de son parcours, ou encore d'en optimiser l'orientation
et le développement sur le long terme
2-l'accession à des paliers de responsabilités,
de notoriété, de statut personnel ou professionnel
3-le besoin de se mobiliser au mieux en
vue d'un objectif ou d'un projet spécifique
4-une décision importante à
prendre, impliquant un choix personnel ou professionnel
"en connaissance de cause"
5-la volonté de réinvestir
au mieux son potentiel dans un contexte différent,
après une réussite dans un premier parcours
(passage à la seconde carrière, reconversion
sportive, création d'entreprise)
Il s'origine également dans la perception d'un obstacle
ou d'une difficulté à surmonter :
1-le sentiment que "ça ne
se passe aussi bien que ça devrait", compte
tenu des capacités de l'individu et des opportunités
de l'environnement
2-une insatisfaction liée à
une problématique récurrente qui fait obstacle
au développement (problème d'efficacité
personnelle, difficultés liées au stress,
blocage relationnel, manque de confiance en soi ou d'estime
de soi, "peur de gagner", conduite d'échec
devant le succès)
3-un besoin d'appui pour traverser un passage
difficile dans un contexte de fragilisation individuelle
(surmonter un échec personnel ou professionnel, redémarrer
après un accident de la vie)
4-le sentiment de ne pas réussir
à exprimer pleinement son potentiel, ou de ne pas
être en accord avec ses motivations authentiques
Spécificité du coaching professionnel
La spécificité du coaching professionnel
(par rapport au coaching privé) est l'accent porté
sur l'activité professionnelle ainsi que la prise
en charge financière du coaching au sein de cette
activité, par l'entreprise ou l'institution concernée.
L'organisation, pour laquelle la démarche individuelle
du coaché s'inscrit en synergie directe avec sa proche
démarche de développement, intervient alors
comme commanditaire-financeur, avec une attente de retour
sur la durée.
La démarche de coaching s'appuie donc dans ce cas
sur une co-décision, prise en complémentarité
d'intérêts, entre l'individu et l'organisation.
Le commanditaire et le bénéficiaire du coaching
professionnel peuvent bien sûr également se
confondre en une seule et même personne dans le cas
de certains dirigeants d'entreprise ou professionnels indépendants
(professions libérales, artistes, sportifs professionnels).
Rôle du coach et limites du coaching
Le coach travaille essentiellement sur l'expression du
potentiel individuel du coaché dans une ou plusieurs
dimensions de sa sphère d'activité socialisée,
et sur l'optimisation de sa relation à l'environnement
concerné.
La pratique du coaching renvoie nécessairement à
certains moments aux figures de l'entraîneur, du conseiller,
du thérapeute. La fonction principale du coach est
cependant avant tout d'être un préparateur
individuel, dont l'angle de travail est celui de la dynamique
de développement dans ses trois temporalités
(historique d'expérience, système relationnel
actuel, et vision prospective).
Même si la demande qui lui est faite est souvent
multiple, mal cernée ou ambiguë, on peut considérer
que ne relèvent pas directement du coaching les demandes
qui apparaissent principalement motivées par :
1-Un besoin d'acquisition ou de renforcement
de capacités techniques (>> concerne en priorité
: formateur / entraîneur)
2-Une recherche d'information ou d'expertise
(>> concerne en priorité : consultant / expert
concerné)
3-Une demande d'encadrement ou de participation
à l'activité (>> concerne en priorité
: manager / partenaire / prestataire sous-traitant)
4-Une prédominance de souffrance
psychique ou de troubles psychosomatiques (>> concerne
en priorité : médecin / psychothérapeute)
Ces différents cas ne sont pas exclusifs d'un recours
au coaching, qui peut intervenir en parallèle (par
exemple en complément de la formation ou de l'entraînement),
ou dans un second temps (par exemple après un premier
travail psychothérapique), mais ne constitue simplement
pas le point d'entrée le mieux indiqué ni
le plus urgent au regard de la problématique concernée.
Plus généralement, on ne doit pas perdre
de vue que le coaching ne repose sur aucune recette miraculeuse,
et ne se veut en rien une thérapie de la réussite
obligatoire et du bonheur garanti.
Il vise simplement à aider un individu, tel que
son histoire le constitue, avec ses motivations, ses talents
et ses vulnérabilités, à tracer au
mieux sa voie, nécessairement unique et singulière,
dans le monde tel qu'il est, avec ses possibilités,
ses richesses, et ses contraintes.