| 1.
S'informer sur l'entreprise
Bien connaître sa
future entreprise est la première clef de la négociation
: Les recruteurs y sont sensibles, en particulier dans une
PME. Renseignez-vous sur la croissance du chiffre d'affaires
et des effectifs.
Tâchez de lire des
articles rédigés sur les perspectives d'évolution
dans la presse professionnelle. En entretien, posez des questions
sur le poste que vous allez occuper, le rythme de travail,
les formations que vous pourrez suivre, etc. Plus vous disposerez
d'information sur l'entreprise, plus vos demandes paraîtront
crédibles et justifiées.
Les enquêtes "salaires" annuelles des hebdomadaires
vous serviront à comparer votre rémunération,
de même que la convention collective de la branche à
laquelle appartient votre entreprise. Vous y trouverez une
grille de référence.
2.
Ne pas parler le premier
La négociation se
déroule en trois étapes : l'ouverture, la discussion,
et la conclusion. Laissez toujours votre interlocuteur aborder
la question. S'il vous demande vos prétentions de salaire,
ne répondez jamais en indiquant un montant fixe. Relancez
plutôt sur vos compétences, votre expérience,
vos atouts en avançant une fourchette de rémunération.
Si le recruteur vous indique d'emblée un chiffre, l'ouverture
de la négociation vous appartient : "Je vous remercie
de votre proposition mais serait-il possible de l'examiner
ensemble, car celle-ci se situe plutôt dans le bas de
la fourchette des rémunérations de mon expérience."
3.
Créer une relation propice à l'échange
La différence entre
des candidats de valeur égale se fait bien souvent
sur des qualités de communication. Les patrons apprécient
les discussions avec les candidats qui les séduisent
ou les impressionnent. Ne dédaignez pas un brin d'humour
si vous sentez une ouverture en ce sens. Pour juger du ton
à adopter, mettez vous à la place de votre interlocuteur.
Est-il limité par sa hiérarchie ou par des impératifs
budgétaires dont il a par ailleurs la maîtrise
? Ne fournissez jamais de réponse sans contreparties.
Vous bloqueriez la négociation.
4.
Affûter ses arguments
Gardez à l'esprit
que si votre futur patron accepte la négociation, c'est
qu'il ne demande qu'à être convaincu. Vous gagnerez
par ailleurs l'estime de votre interlocuteur en affirmant
votre valeur. Or, souvent, les longues périodes de
chômage font oublier des atouts importants. Prenez en
compte votre niveau de qualification, vos compétences
spécifiques, ou les formations complémentaires
que vous avez suivies. Pour identifier les éléments
qui vous distinguent, vous devez connaître votre CV
par coeur. Et donc préparer sérieusement votre
entretien. Justifiez vos prétentions par la richesse
de votre parcours, ce que vous apporterez à l'entreprise,
vos perspectives d'évolution.... Enfin, sachez que
les entreprises se montrent surtout rigides sur les salaires
des postes de moindre qualification, sur les contrats intérimaires
ou les CDD. Dans ce cas, jouez sur l'urgence de l'entreprise
à pourvoir le poste.
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